Le génie végétal pour la protection des berges de cours d’eau

 

Ce site internet a pour objectif de présenter les différents types d’aménagement de berges de cours d’eau, et notamment les techniques de génie végétal, ainsi que leur effet sur la biodiversité. Les berges de cours d’eau constituent des milieux d’interface qui accueillent une grande biodiversité floristique et faunistique. Ces milieux remplissent également un grand nombre de fonctions écologiques, comme les fonctions de corridor, de dépollution, d’ombrage, récréatives….

Il est important de laisser aux cours d’eau leur capacité de divagation tant sur les plans hydrogéomorphologiques qu’écologiques. Pour leur bon fonctionnement, et notamment pour le maintien de leur biodiversité et de leur capacité de transport solide, les cours d’eau doivent rester libres de se déplacer sur les plans verticaux et horizontaux. Toutefois, lorsque des enjeux liés aux biens et aux personnes doivent être protégés de l’érosion induite par les crues, il apparaît nécessaire de protéger les berges.

L’anthropisation croissante de ces milieux mène alors fréquemment à leur stabilisation avec des techniques de protection de berges allant d’ouvrages purement minéraux et uniquement constitués de béton ou d’enrochement, jusqu’aux ouvrages de génie végétal entièrement constitués de matériaux vivants et biodégradables (boutures, géotextiles, pieux…). Enfin, certains ouvrages sont dits « mixtes » et associent matériaux minéraux (enrochements, grillages…) et vivants. Dans le cadre du projet Géni’Alp, puis avec le soutien de l’Agence Française pour la Biodiversité, les chercheurs d’Irstea travaillent à évaluer les capacités d’accueil et de développement des biodiversités animales et végétales, sur les berges de cours d’eau aménagées.